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Le corps murmure avant de crier

  • Photo du rédacteur: Chrystèle
    Chrystèle
  • 26 juil.
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 juil.

Stress, fatigue, troubles du sommeil… pourquoi attendons-nous que notre corps souffre pour commencer à l'écouter ?


"Je pensais que ça allait passer."


C'est probablement l'une des phrases que j'entends le plus souvent au cabinet.

Elle est parfois prononcée avec un sourire, comme pour minimiser ce qui se passe. D'autres fois, elle s'accompagne de larmes ou d'un profond sentiment d'épuisement. Mais, au fond, elle raconte toujours la même histoire.


Celle d'une femme qui a continué à avancer alors que son corps lui demandait déjà de ralentir.


Au fil des années, j'ai remarqué quelque chose qui me frappe à chaque accompagnement. Les femmes que je reçois viennent rarement consulter lorsque les premiers signes se manifestent. Elles attendent. Elles pensent que la fatigue finira par passer, que les vacances feront du bien, que le sommeil reviendra, que tout rentrera bientôt dans l'ordre. Elles s'adaptent. Elles tiennent bon. Jusqu'au moment où leur corps ne leur laisse plus vraiment le choix.


Cette réalité fait écho aux travaux du psychiatre Bessel van der Kolk, auteur du livre Le corps n'oublie rien. Il y montre que les expériences traumatiques peuvent laisser une empreinte durable dans le corps. Sans parler ici de traumatisme dans tous les cas, cette approche nous rappelle une chose essentielle : le corps exprime souvent ce que nous n'avons pas encore pris le temps d'écouter.


Quand le corps commence à parler


Pourtant, il est rare qu'un corps se mette à parler du jour au lendemain.

Avant les douleurs, avant l'épuisement, avant les réveils à trois heures du matin ou cette impression de ne plus récupérer malgré une nuit complète, il y a souvent eu des signaux beaucoup plus discrets. Une respiration devenue plus courte. Des épaules qui restent contractées toute la journée. Une fatigue inhabituelle. Une irritabilité que l'on ne s'explique pas. Puis, parfois, des maux de ventre récurrents.

Rien qui paraisse suffisamment important pour s'arrêter. Rien qui semble justifier de demander de l'aide.

Et c'est précisément là que réside, selon moi, le plus grand malentendu.


Nous avons appris à écouter notre corps lorsqu'il souffre, mais rarement lorsqu'il murmure.


Femme prenant un temps de pause pour retrouver un équilibre face au stress et à la charge mentale.

Il faut reconnaître que notre mode de vie ne nous y aide pas vraiment. Nous évoluons dans une société où la disponibilité est devenue une qualité, où l'on valorise celles qui savent tout gérer, répondre à toutes les sollicitations, être performantes au travail, présentes pour leurs proches, organisées, souriantes, efficaces. Beaucoup de femmes que j'accompagne vivent avec cette impression diffuse qu'elles devraient toujours pouvoir faire un peu plus, un peu mieux, sans jamais montrer leurs limites. Et lorsqu'elles n'y parviennent plus, beaucoup ressentent davantage de culpabilité que de compassion envers elles-mêmes.


Ce qui m'interpelle, ce n'est pas leur capacité à faire face. C'est leur capacité à oublier leurs propres besoins.


Lorsque je leur demande comment elles vont, il n'est pas rare qu'elles commencent par me parler de leurs enfants, de leur conjoint, de leur travail, de leurs parents, parfois même de leur chien… avant d'ajouter, presque à la fin de leur récit : « Et moi… je suis épuisée. »


Cette façon de se mettre en arrière-plan n'est pas un défaut. C'est souvent une façon de fonctionner, construite au fil des années. Mais le corps, lui, ne fonctionne pas selon les mêmes règles que notre volonté. Il peut s'adapter pendant longtemps. Il peut compenser. Il peut continuer à avancer malgré le stress, malgré le manque de sommeil, malgré la charge mentale. Puis arrive un moment où cette adaptation devient elle-même épuisante.


Aujourd'hui, les connaissances sur le fonctionnement du stress chronique permettent de mieux comprendre ce phénomène. Lorsqu'une situation stressante s'installe dans la durée, le système nerveux reste en état d'alerte plus longtemps qu'il ne le devrait. Cette mobilisation permanente finit par avoir un coût pour l'organisme : elle influence progressivement la respiration, le sommeil, le tonus musculaire, mais aussi l'énergie, la concentration ou certaines fonctions digestives. Il ne s'agit pas d'opposer le corps et le mental. Les deux dialoguent en permanence.


Vous vous reconnaissez dans ce que vous venez de lire ?

Stress chronique, fatigue émotionnelle, charge mentale, difficultés à retrouver un équilibre…





C'est aussi pour cette raison que je reste toujours très prudente lorsque j'aborde ces sujets avec mes clientes. Une douleur persistante, une fatigue inhabituelle ou un symptôme nouveau nécessitent d'abord un avis médical. Il ne s'agit jamais d'expliquer toutes les douleurs par les émotions. En revanche, lorsque les examens sont rassurants et que le corps continue malgré tout à manifester un inconfort, il devient intéressant de s'interroger sur ce que cette période de vie est peut-être en train d'exprimer à travers le corps.


J'aime beaucoup cette idée que le corps n'est pas contre nous. Certaines personnes ont le sentiment qu'il les trahit lorsqu'il commence à faire mal. Pourtant, je le vois autrement. Je crois qu'il essaie, autant qu'il le peut, de nous maintenir en équilibre. Lorsqu'il manifeste une tension, une fatigue ou une douleur, il ne cherche pas à nous punir. Il nous invite simplement à porter un autre regard sur ce que nous sommes en train de vivre.


C'est sans doute ce qui me touche le plus dans mon métier. Derrière une douleur cervicale, un sommeil perturbé ou une sensation d'épuisement, il n'y a jamais seulement un symptôme. Il y a une histoire, un rythme de vie, des responsabilités, des inquiétudes, parfois des deuils, parfois une transition comme la périménopause, parfois des années passées à prendre soin des autres sans avoir réellement pris le temps de se demander :


"Et moi, comment je vais ? »


Je ne cherche pas à faire parler le corps à tout prix.

Je cherche simplement à redonner une place à ce qu'il exprime.


Retrouver le contact avec son corps commence parfois par un temps pour soi.

Découvrez les accompagnements qui permettent de ralentir, respirer et réapprendre à écouter ce que votre corps exprime.





Prendre le temps de ralentir pour retrouver un équilibre entre le corps, les émotions et le mental.

Réapprendre à écouter les premiers murmures


La sophrologie, le yoga, les approches psycho-corporelles ou le massage n'ont pas pour vocation d'effacer les difficultés de la vie. En revanche, ils offrent un espace où il devient possible de ralentir suffisamment pour retrouver le contact avec ce que le rythme du quotidien avait fini par rendre difficile à percevoir. Une respiration qui retrouve de l'amplitude. Des épaules qui s'abaissent enfin. Un souffle plus profond. Un silence intérieur que beaucoup n'avaient plus connu depuis longtemps.


Les grandes transformations commencent rarement par de grands bouleversements.

Elles commencent par une prise de conscience.

Par une respiration.

Par une question que l'on accepte enfin de se poser :


« De quoi ai-je besoin aujourd'hui ? »


Je ne crois pas qu'il faille attendre que le corps crie pour commencer à prendre soin de soi.

Je crois même que c'est tout l'inverse.

Prendre soin de soi, c'est apprendre à entendre les premiers murmures. Ceux que l'on repousse parce qu'ils semblent peu importants. Ceux que l'on fait taire en pensant que demain ira mieux.


Le corps raconte une histoire.

Pas toujours celle que nous aimerions entendre.

Mais souvent celle que nous avions besoin d'écouter.


Parce qu'avant de crier…

le corps murmure.



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Parce qu'à force de prendre soin de tout le monde, il devient parfois difficile de s'écouter soi-même.





Et si c'était le bon moment pour commencer à écouter votre corps ?

Que vous traversiez une période de stress, de fatigue émotionnelle, de surcharge mentale ou simplement le besoin de retrouver un meilleur équilibre, je vous accompagne avec une approche globale qui relie le corps, les émotions et le mental.





Avec douceur,

Chrystèle

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