1 femme, 10 rôles : pourquoi j’ai choisi d’accompagner les femmes autrement
- Chrystèle

- il y a 7 jours
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Pendant longtemps, j’ai observé à quel point de nombreuses femmes avancent dans leur quotidien en portant énormément de choses.
Le travail. La famille. Les enfants. La charge mentale. Les émotions des autres. Les responsabilités invisibles. L’organisation du quotidien. Le besoin de tenir. Toujours.
Et pourtant, malgré tout ce qu’elles portent, beaucoup de femmes continuent encore aujourd’hui à minimiser leur propre fatigue.
Comme si être épuisée était devenu normal. Comme si devoir tout gérer faisait naturellement partie de leur rôle. Comme si demander de l’aide était encore perçu comme une faiblesse.
Dans mon cabinet, je rencontre régulièrement des femmes qui arrivent avec des phrases comme :
« Je n’ai pourtant pas de raison d’aller mal. »
« D’autres vivent pire que moi. »
« Je devrais réussir à gérer. »
Et derrière ces phrases, il y a souvent des années de pression silencieuse, de fatigue accumulée, de culpabilité et de surcharge émotionnelle.
Beaucoup de femmes ne vivent plus vraiment. Elles fonctionnent.
Elles avancent en mode automatique. Elles gèrent. Elles anticipent. Elles portent. Même lorsqu’elles semblent “au repos”, leur mental continue.
Penser à demain. Organiser. Prévoir. Ne rien oublier. Tenir encore.
Cette charge invisible finit par épuiser profondément le système nerveux et le corps.
🌿 Si ce sujet résonne avec ce que vous vivez actuellement, vous pouvez également découvrir mon article consacré au soutien émotionnel dans le couple et à la solitude affective :
Pourquoi j’accompagne les femmes — et pas par hasard
Je suis Chrystèle Tanneur, psychopraticienne & sophrologue. Et si j’accompagne principalement les femmes, ce n’est pas uniquement un choix professionnel.
Femme de 52 ans et mère de trois enfants, j’ai également passé plus de vingt ans dans le monde du commerce, au sein de petites, moyennes et grandes entreprises — dont une grande partie à des postes de management.
J’ai connu de l’intérieur ce que représente la pression permanente du monde professionnel, les objectifs toujours plus élevés, les exigences parfois irréalisables de certains dirigeants, les tensions relationnelles, le besoin constant de performance… et ce que certains environnements de travail peuvent progressivement provoquer sur la confiance en soi.
Ce vécu n’est pas une biographie. C’est simplement ce qui me permet aujourd’hui de comprendre profondément ce que beaucoup de femmes traversent.
Quand vous vous asseyez en face de moi, vous n’avez pas toujours besoin de tout expliquer. Je comprends souvent déjà cette fatigue intérieure, cette sensation de devoir continuer malgré l’épuisement, cette impression de ne plus vraiment savoir où se déposer.
Et ce qui me touche profondément dans les accompagnements, c’est souvent le désarroi de certaines femmes face à leur propre état.
Certaines ne se reconnaissent plus. D’autres culpabilisent de ne plus réussir à gérer comme avant. Beaucoup cherchent simplement une solution pour “aller mieux” parce qu’elles sont arrivées au bout de leurs ressources physiques, émotionnelles et mentales.
Le monde professionnel : une pression devenue permanente
🌿 J’accompagne de nombreuses femmes confrontées à l’épuisement professionnel, à la surcharge mentale ou aux environnements de travail devenus émotionnellement difficiles.
Une grande partie des femmes que j’accompagne aujourd’hui sont épuisées par leur environnement professionnel.
Pas uniquement par la quantité de travail. Mais aussi par la pression constante.
Des objectifs toujours plus élevés. Des attentes parfois irréalistes. La nécessité d’être performante, disponible, efficace, adaptable. Le sentiment de devoir continuellement prouver sa valeur.
Certaines me parlent de mails reçus tard le soir. D’autres de la peur permanente de ne pas être “assez”. Certaines encore évoquent des comportements managériaux blessants, déstabilisants ou humiliants qui finissent progressivement par fragiliser l’estime de soi.
Et ce qui me frappe souvent, c’est que ces femmes ne remettent pas immédiatement le système en question.
Elles se remettent elles-mêmes en question.
Elles pensent être trop sensibles. Pas assez fortes. Pas assez organisées. Pas assez performantes.
À force de s’adapter, de prendre sur soi et de continuer malgré les signaux d’alerte, beaucoup finissent par perdre confiance en elles.
Le corps, lui, finit souvent par parler : fatigue chronique, anxiété, tensions permanentes, troubles du sommeil, irritabilité, sensation d’oppression ou épuisement émotionnel profond.
Et pourtant, dans une société qui valorise la productivité et la performance, il reste encore très difficile pour beaucoup de femmes d’admettre qu’elles sont simplement arrivées au bout de leurs ressources.
La culpabilité silencieuse que portent beaucoup de mères
J’accompagne également de nombreuses femmes qui vivent avec un sentiment de culpabilité quasi permanent.
La culpabilité de ne pas en faire assez. De ne pas être suffisamment disponible. De travailler trop. Ou au contraire de ne pas assez travailler.
La culpabilité d’être fatiguée. De ressentir le besoin de souffler. D’avoir besoin de temps pour soi.
Beaucoup de mères ont aujourd’hui le sentiment qu’elles devraient réussir à tout gérer sans difficulté : être présentes pour leurs enfants, leur travail, leur couple, leur famille… tout en restant émotionnellement disponibles pour tout le monde.
Et lorsque ce modèle devient impossible à tenir, beaucoup se sentent immédiatement en échec.
Cette pression est souvent renforcée, parfois inconsciemment, par l’entourage, certaines injonctions familiales, sociales ou même médicales.
Les mères sont encore énormément observées, commentées, évaluées. Sur leur manière d’éduquer. De travailler. D’être présentes. D’être fatiguées.
Comme si une mère devait naturellement s’oublier elle-même.
À force de vouloir répondre aux attentes de tout le monde, beaucoup de femmes finissent par ne plus savoir ce dont elles-mêmes ont besoin.
Et pourtant, prendre soin de soi n’est pas un manque d’amour envers ses enfants ou ses proches. C’est souvent au contraire une manière de retrouver un équilibre plus sain, plus stable et plus apaisé.
Quand on traite uniquement le symptôme sans écouter ce qu’il raconte
Dans notre société, la souffrance psychique et émotionnelle est encore très souvent abordée sous l’angle du symptôme.
Fatigue. Anxiété. Troubles du sommeil. Épuisement. Stress chronique.
Et bien souvent, la réponse proposée consiste principalement à essayer de faire taire ce symptôme le plus rapidement possible.
Bien sûr, les traitements médicamenteux peuvent être précieux et parfois indispensables dans certaines situations.
Mais dans de nombreuses situations, les femmes que je rencontre me confient aussi avoir parfois le sentiment que l’on ne s’est jamais réellement intéressé à ce qui, profondément, avait conduit à cet état d’épuisement ou de mal-être.
Certaines prennent des anxiolytiques ou des antidépresseurs depuis des années sans avoir véritablement retrouvé un mieux-être global ou un équilibre durable.
Parce qu’au-delà du symptôme, il existe souvent des causes plus profondes :
une pression constante,
un environnement professionnel destructeur,
une surcharge mentale chronique,
des émotions retenues depuis longtemps,
des blessures relationnelles,
un manque d’écoute,
un rythme de vie devenu inhumain,
ou simplement des années passées à s’oublier soi-même.
Et tant que ces causes profondes ne sont pas réellement entendues et accompagnées, le corps et le psychisme continuent souvent à envoyer des signaux.
C’est aussi pour cette raison que les approches intégratives et psychocorporelles me semblent essentielles aujourd’hui.
Non pas pour s’opposer à la médecine conventionnelle, mais pour venir la compléter.
Parce qu’un accompagnement humain ne devrait pas uniquement chercher à faire disparaître un symptôme. Il devrait aussi permettre de comprendre ce qu’il raconte.
Le corps et les émotions : on ne peut pas dissocier les deux
🌿 C’est aussi pour cette raison que mon approche associe la parole, le corps, la respiration et différentes pratiques psychocorporelles permettant de relâcher progressivement les tensions physiques et émotionnelles.
Pendant longtemps, les souffrances émotionnelles ont été considérées comme quelque chose qu’il suffisait de “gérer mentalement”.
Comme si le corps et les émotions fonctionnaient séparément.
La réalité est toute autre.
Le corps garde. Le corps compense. Le corps encaisse.
J’observe régulièrement chez les femmes que j’accompagne :
des tensions physiques permanentes,
une fatigue profonde,
des troubles du sommeil,
une respiration bloquée,
des douleurs inexpliquées,
une hypervigilance constante,
ou au contraire un épuisement total.
Parler aide énormément. Mais parfois, la parole seule ne suffit pas.
C’est pour cette raison que mon approche est psychocorporelle.
Je travaille à la fois avec les émotions, le mental, le corps, la respiration et le système nerveux. Parce qu’on ne peut pas véritablement apaiser l’un sans prendre soin de l’autre.
Pourquoi les qualités humaines comptent autant dans un accompagnement
Avec le temps, j’ai aussi compris une chose essentielle : ce ne sont pas uniquement les diplômes, les années d’études ou les méthodes qui font un bon thérapeute.
Bien sûr, la formation, le cadre et les compétences sont indispensables.
Mais dans la réalité d’un accompagnement, les qualités humaines comptent énormément.
La capacité à écouter réellement. À accueillir sans juger. À comprendre ce qui se joue derrière les mots. À créer un espace suffisamment sécurisant pour que la personne puisse enfin déposer ce qu’elle porte.
Je ne crois pas qu’il existe un thérapeute “parfait” ou universellement bon.
Je crois qu’il existe avant tout des rencontres thérapeutiques justes.
Un thérapeute peut profondément aider une personne… et ne pas correspondre à une autre.
Parce qu’au-delà des outils ou des approches, ce qui permet souvent à une femme d’avancer, c’est aussi le lien qu’elle ressent avec la personne qui l’accompagne.
Beaucoup de femmes que je rencontre ont parfois déjà consulté plusieurs professionnels avant de trouver un espace dans lequel elles se sentent réellement comprises.
Et je crois profondément que cette alliance thérapeutique est souvent l’un des premiers leviers d’apaisement.
Les outils que j’utilise dans mes accompagnements
Je suis psychopraticienne & sophrologue. Mais au fil de mon parcours, j’ai ressenti le besoin de développer une approche plus globale et plus humaine.
Parce qu’aucune femme ne traverse les choses de la même manière. Et parce qu’il n’existe pas une seule porte d’entrée vers l’apaisement.
Selon les besoins, les séances peuvent ainsi associer :
l’écoute et la relation d’aide,
la thérapie de soutien,
la sophrologie,
la relaxation,
la respiration,
le yoga doux,
les massages bien-être,
les ateliers collectifs,
les cercles de femmes,
ou simplement des temps de recentrage et de reconnexion à soi.
Ces outils ne sont jamais utilisés de manière automatique.
Ils viennent soutenir ce qui est juste pour la personne à un moment donné.
L’objectif n’est pas la performance. Ni le développement personnel à tout prix.
Mais permettre progressivement un mieux-être plus stable, plus conscient et plus respectueux de soi.
Pourquoi j’ai aussi créé des ateliers et des cercles de femmes
Au fil de mes accompagnements, j’ai également réalisé à quel point beaucoup de femmes se sentent profondément seules.
Et cette solitude n’est pas toujours visible.
Certaines sont entourées physiquement : un travail, une famille, des enfants, une vie sociale.
Mais intérieurement, beaucoup me décrivent une sensation d’isolement émotionnel, ou l’impression de ne plus avoir d’espace où elles peuvent réellement déposer ce qu’elles ressentent.
Dans une société où tout va vite, où l’on échange beaucoup mais souvent superficiellement, il devient parfois difficile de créer de vrais espaces de lien et de partage.
C’est aussi pour cette raison que j’ai progressivement créé des ateliers, des temps de relaxation et des cercles de femmes.
Non pas simplement comme des activités bien-être, mais comme des espaces humains où l’on peut ralentir, respirer, rencontrer d’autres femmes, partager et parfois réaliser que l’on n’est pas seule à vivre certaines difficultés.
Je crois profondément que le lien humain fait partie du processus d’apaisement.
Pouvoir se sentir comprise, entourée et reliée aux autres est devenu aujourd’hui un besoin essentiel que beaucoup de femmes n’osent même plus exprimer.
🌿 Je propose régulièrement des ateliers et temps de reconnexion à soi autour de la relaxation, du yoga, du bien-être émotionnel et du relâchement des tensions liées à la charge mentale.
Sophro’ Bloom : proposer un espace différent
À travers Sophro’ Bloom, mon intention est de proposer un accompagnement profondément humain, respectueux et accessible.
Un espace où l’on peut déposer ce qui pèse. Ralentir. Respirer. Comprendre ce que l’on traverse. Retrouver progressivement un peu de calme intérieur.
Je crois profondément que les femmes ont besoin aujourd’hui d’espaces où elles peuvent être accueillies sans jugement, sans pression et sans devoir prouver quoi que ce soit.
Des espaces où l’on peut simplement être.
Si vous traversez actuellement une période de fatigue émotionnelle, de surcharge mentale, de stress ou de transition de vie, je propose des consultations individuelles en cabinet à Herblay-sur-Seine et à Cormeilles-en-Parisis, ainsi qu’en visio ou par téléphone partout en France.
🌿 Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être à bout pour commencer à prendre soin de vous.
Parfois, le premier pas vers l’apaisement consiste simplement à ne plus rester seule avec ce que l’on porte.
Avec douceur,
Chrystèle

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